L’union fait la force

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Carine  Mihigo,  médecin de la République Démocratique du Congo, a participé à la formation des jeunes leaders dans le cadre du projet Together for a new Africa depuis la première édition (décembre 2018) et nous partage son expérience.

Carine nous confie que participer aux rencontres de T4NA lui a permis de voir le monde autour d’elle avec plus de détermination et responsabilité.” J’ai retenu qu’il faut savoir communiquer aux autres ce qu’on pense pour pouvoir changer les choses. Beaucoup de gens sont prêts à participer à nos actions, les jeunes prônent le changement et il leur faut juste un “pacemaker”, une personne qui les booste et prend les devants. Une personne qui suscite cet élan chez les autres pour que même en son absence les choses continuent de fonctionner. Par-là, j’entends le “co-leadership”. Une idée reste une idée quand on la garde, ou quand on la cache. Mais lorsqu’elle est mise à la disposition de tous, on en discute, on l’améliore et on finit par agir. Au-delà de tout, on doit reconnaitre l’existence d’une force supérieure, à qui nous devons tout et à qui nous rendrons des comptes car chacun de nous a une mission particulière. Chaque peuple, culture, religion a une appellation qu’il lui attribue mais les valeurs morales ainsi que les vertus restent les mêmes partout. L’union fait la force, et travailler ensemble à T4NA nous prouve suffisamment que nous en sommes capables à une échelle beaucoup plus grande. Au fond de moi, je sens que chacun de son coté, ou avec les autres en utilisant les moyens dont nous disposons, nous sommes capables de faire de grandes choses, sans attendre que ce soit les autorités politico-administratives qui prennent toujours les devants. J’ai eu cette conviction au travers des échanges que j’ai eu avec les autres participants à T4NA (qui viennent de la RDC et d’autres pays), et en dehors du Summer school en discutant avec des jeunes de mon quartier. Nous avons tous besoin de quelque chose de nouveau et de beau pour tous ( et pas seulement pour une catégorie des personnes).”

Durant cette période de peur et d’angoisse causée par la pandémie covid-19, Carine ne s’est pas arrêtée d’agir pour le bien commun. Elle raconte les activités effectuées par le groupe de Together for a new Africa dans sa ville et ses initiatives personnelles: « Il s’agit, entre autres, d’une campagne de sensibilisation au début de la rentrée scolaire. Il a été question d’apprendre aux élèves comment appliquer les gestes barrières pour éviter de se contaminer et de contaminer les autres. J’ai aussi été invitée à plusieurs vidéo-conférences dans lesquelles il était question d’éclaircir les vues des uns et des autres sur la réalité de l’existence ou pas de la COVID-19. En Afrique, il y a eu beaucoup de difficultés pour que la maladie soit acceptée, et mon pays n’a pas fait exception. Je n’ai pas arrêté la sensibilisation à chaque fois que l’occasion se présentait. J’ai organisé une rencontre avec des jeunes séminaristes afin de lever certaines zones d’ombres sur leur compréhension de la pandémie : comment se laver correctement les mains et quel comportement adopter devant une personne suspecte”.