La RDC en mouvement: une nouvelle génération pleine de détermination

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De la deuxième édition de T4NA, dont le thème était : « la crise identitaire et le leadership de l’unité » nous avons appris beaucoup des choses, que nous continuons à approfondir, témoigne Joël Mutombo Kalala, coordinnateur du réseau des écoles communautaire d’inspiration Baha’i de Kinshasa, en RDC et participant à Together for a new Africa. Il explique que la crise de l’identité est un manque de reconnaissance d’une identité propre : ne pas se connaître soi-même et ne pas rester connecter ou ne pas se sentir connecter à sa source. Et cela nous met dans un état de suspicion envers les autres, et ne favorise pas l’unité. Devant l’illusion des différences apparentes observées, nous oublions souvent que le monde est riche par sa diversité. Alors en tant que leaders qui pensent autrement l’Afrique, nous devons apprendre à nous connaître nous-mêmes, et à connaître ce qui mène à l’élévation ou au rabais. D’après Joel, un leader est celui qui a un sens élevé du respect du bien commun. Tout ce qu’il fait, ne doit pas viser l’intérêt personnel, mais plutôt l’intérêt général.

Joël Mutombo Kalala durant la rencontre de together for a new Africa, au Kenya, Nairobi, Janvier 2020


Joël affirme que le theme “Co-leadership”, développé durant le dernier Summer school (28Décembre 2019 -6Janvier 2020), lui a fait comprendre que l’africain est invité à développer le sens et l’intérêt de travailler ensemble, gérer ensemble, et diriger ensemble… Cela requiert des attitudes, des aptitudes, et des qualités. Le Co leadership nécessite aussi la capacité de développer le sens de l’entraide et du soutien mutuel, il s’agit d’un sentier composé de service aux côtés des autres, en soutenant les plus faibles, et en se laissant soutenir par ceux qui sont plus forts que nous, de la conscience que si nous voulons aller loin, nous devons y aller avec les autres. “L’expérience de T4NA a fait naître en moi l’intuition selon laquelle il y a plusieurs structures de bien autour de nous qui se préoccupent de bâtir une nouvelle société, se réarmer de la nouvelle personnalité pour être apte à répondre aux défis que connaît l’humanité actuelle. “Je vois deux mouvements ou forces qui agissent, dont l’une est très visible, et qui fait souffrir plusieurs d’entre nous : ‘La force de désintégration. Mais une autre force moins visible mais qui progresse : ‘La force d’intégration. Celle-ci est le catalyseur du changement. C’est cette force qui entretient notre espoir » dit-il.


Seulement 3 mois après le dernier summer school de T4NA, la R.D.C comme tous les autres pays du monde, s’est trouvée confronter à la pandémie Covid-19. Cette réalité a influencé le programme et les objectives de Together for new Africa en R.D.C pour cette année. Malgré des innombrables difficultés, les participants à T4NA ont réalisé plusieurs activités. Par exemple, dans le cadre de la protection et la prévention contre le covid19, ils ont coordonné un réseau des écoles communautaires d’inspiration baha’ie à Kinshasa, et ils se sont impliqués dans le mouvement d’encadrement des jeunes, après le confinement. Ils ont également organisé, juste après les deux premières semaines de confinement, quelques formations sur le rôle d’un promoteur du bien-être communautaire pour stimuler les jeunes à la nécessité de se mettre au service de la communauté. Ces séances réunissent d’habitude plus de 50 jeunes mais par respect des mesures barrières notamment la distanciation sociale, cette année le taux de participation des jeunes a été faible : chaque séance était limitée à plus ou moins 15 personnes. Ces formations ont eu lieu à partir du mois d’avril jusqu’en fin juillet.


En RDC, Joël, a également participé à quelques réunions de réflexion avec les enseignants de quelques écoles, pour mettre en place un programme d’accompagnement de quelques enfants en nombre limité selon les quartiers où ils habitent les élèves. Cet accompagnement a connu une forte implication des parents qui assuraient le suivi à domicile afin que les élèves ne confondent pas la période de crise avec les vacances scolaires. Cela a permis aux enseignants de continuer avec le programme scolaire en priorisant quelques branches principales. Il a aussi travaillé dans un autre projet d’accompagnement à distance des enfants de degré élémentaire, grâce aux émissions radio, en diffusant quelques leçons de lecture et écriture. L’émission, appuyée par l’USAID, s’intitulait : ‘’Lire et écrire pour la vie’’.


Sans oublier les activités sociales dans cette période de crise sanitaire qui secouait économiquement les personnes plus vulnérables. Les membres du T4NA de la RDC ont apporté des vivres à un orphelinat au soutien de la Fondation 3% tiers monde (basé au Canada). Il s’agit de l’orphelinat des sœurs religieuses dans la commune de la N’sele qui s’occupent de 62 enfants. La communauté n’avait plus de provisions, et à cause du virus et du confinement, elle ne recevait pas de visiteurs alors que ce sont les donations de ces visiteurs qui font vivre l’orphelinat

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